Rencontre avec Laure Mannessier, fondatrice de Carrés Sauvages
Pourrais-tu te présenter ?
Je m’appelle Laure, j’ai 27 ans et je suis la fondatrice de Carrés Sauvages ; une marque de chocolat cru fabriqué à partir de la fève de cacao qui allie bien-être et gastronomie.

Quel a été ton parcours et pourquoi avoir créé Carrés Sauvages ?
J’ai grandi en France. Après un baccalauréat scientifique, j’ai fait une classe préparatoire et puis j’ai intégré une école de commerce, Audencia à Nantes. Je voulais initialement être architecte. Je trouve les gens qui créent fascinants. Pendant mes années d’école, j’ai expérimenté des postes et des entreprises totalement différentes (la galerie d’art, le contrôle de gestion chez L’Oréal, la restauration à New York, le merchandising chez Chanel). Je faisais aussi beaucoup de sport et je carburais déjà au cacao. Forte de ces expériences, je ne me projetais pas en grand groupe et j’avais un besoin de créer, de faire quelque chose de mes mains avec une portée écologique et sensorielle.
Le chocolat est venu d’une quête personnelle : j’avais fait un rééquilibrage alimentaire et je ne trouvais pas mon compte ni dans les chocolats de grands chocolatiers gourmands mais trop sucrés, ni dans les magasins bio où le chocolat manquait de finesse. J’ai commencé à faire mon propre chocolat dans ma cuisine en Angleterre en échange Erasmus en 2017 : un chocolat cru, sans torréfaction de la fève de cacao pour préserver ses nutriments, et sans sucre raffiné. J’avais du temps, on m’a conseillé d’entreprendre. J’ai commencé à rêver Carrés Sauvages. Un chocolat qui serait bon au goût (gourmand et raffiné), bon pour le corps (riche en antioxydants, vitamines et minéraux, sans sucre raffiné, sans lactose, sans gluten, sans additifs) et bon pour la terre (engagement écologique fort). Ensuite j’ai fait mon stage de fin d’études chez Chanel et c’est en sortie de stage que j’ai décidé que j’allais vraiment le faire.
Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui souhaite se lancer dans une aventure entrepreneuriale ?
De choisir un secteur qu’il aime : c’est à la fois une grande liberté et beaucoup de résilience d’être entrepreneur. Donc quitte à choisir sa voie et prendre des risques, autant le faire pour un sujet qui nous passionne. Au-delà des études, je trouve que c’est la meilleure clef pour passer les difficultés… et prendre du plaisir !
Où trouves-tu l’inspiration ?
Dans la nature, dans les cuisines des cheffes et des particuliers, dans les livres que je dévore, dans le sport qui donne autant d’énergie qu’on en dépense et m’aide à réfléchir ou couper, et dans la magie des rencontres humaines.

Quel est ton rapport à la beauté ?
J’aime beaucoup ce mot de beauté d’abord. Je le trouve doux et rond (ce qui est d’ailleurs paradoxal avec une apogée de l’éloge de la femme androgyne depuis les années 2000). Il est pluriel et singulier. Chacun a sa vision propre de la beauté. Je le perçois comme une aura, une émotion esthétique lié à un charme particulier, de la sensualité. Si je parle de ma vision de la beauté et celle que j’ai avec Carrés Sauvages, c’est un rapport à la beauté qui part de l’intérieur : se faire du bien en se nourrissant de l’intérieur, par l’alimentation, le sommeil, le sport, les interactions humaines… et rayonner vers l’extérieur. En termes de beauté cosmétique, j’aime adopter des rituels simples et minimalistes avec peu de produits mais une attention particulière aux ingrédients qui les compose et leur sensorialité.
Que t’inspire Alaena ?
Maison Alaena et Alaena cosmétique sont totalement alignés avec ma vision de la beauté : une beauté naturelle, sensorielle et sensuelle. J’aime particulièrement l’odeur des cosmétiques Alaena qu’on reconnaît d’ailleurs tout de suite en arrivant chez Maison Alaena, c’est frais, iodé et floral. Maison Alaena est une adresse que je recommande souvent, tant pour les massages revigorants, que la vue imprenable sur Paris. Alaena m’inspire de la confiance et de la joie.
